Borne de recharge à domicile : ce qui change en 2026 pour les copropriétés

Les bornes de recharge à domicile deviennent un sujet central pour les copropriétés en 2026, sous l’effet combiné du droit à la prise, des obligations de pré‑équipement et de l’évolution des aides comme le programme Advenir. Le mouvement ne concerne plus seulement quelques pionniers : pour de nombreux immeubles, la question de l’infrastructure de recharge fait désormais partie de la gestion courante, au même titre que la chaudière collective ou l’ascenseur.​

Droit à la prise : un cadre mieux balisé

Le droit à la prise permet à tout copropriétaire ou locataire disposant d’une place de stationnement (fermée ou ouverte, mais à jouissance privative) de faire installer, à ses frais, une borne de recharge individuelle en copropriété.

Le principe reste inchangé en 2026 : le syndic ne peut s’y opposer que pour des motifs limitativement prévus (impossibilité technique sérieuse, projet collectif déjà voté ou en cours).​ Des acteurs comme Smart To, déjà positionnés comme installateurs photovoltaïques pour les particuliers, s’inscrivent dans cette dynamique de transition énergétique résidentielle.

Ce qui évolue surtout :

  • Les guides pratiques et la jurisprudence ont précisé les modalités concrètes (contenu de la notification au syndic, délais, motifs légitimes d’opposition), ce qui sécurise davantage les projets.​
  • La généralisation des solutions IRVE (infrastructures de recharge pour véhicules électriques) avec comptage individuel rend plus simple la facturation des consommations au seul utilisateur de la borne, sans passer par les charges communes.​

En pratique, le demandeur doit continuer à informer le syndic par lettre recommandée avec AR, fournir un schéma de raccordement réalisé par un installateur IRVE, et accepter de supporter l’intégralité des coûts liés à sa borne.​

Obligations de pré‑équipement renforcées

Pour les immeubles neufs ou lourdement rénovés, les obligations issues de la loi LOM (loi d’orientation des mobilités) et de ses décrets s’appliquent pleinement en 2026 :

  • Les bâtiments résidentiels dont le permis de construire a été déposé après le 11 mars 2021 doivent être pré‑équipés pour la recharge (gainage des parkings, réservations, capacité électrique suffisante).​
  • Les immeubles faisant l’objet de travaux de rénovation importants (≥ 25% de la valeur du bâtiment hors foncier) peuvent être concernés par des obligations de pré‑équipement IRVE.​

Ce pré‑équipement ne signifie pas l’installation immédiate de bornes pour tous, mais la mise en place d’une infrastructure collective évolutive (gaines, tableaux, colonnes) qui facilitera l’ajout progressif de points de charge sans travaux lourds ultérieurs.​

Aides financières : Advenir devient central en 2026

En 2026, le crédit d’impôt borne de recharge cesse de s’appliquer aux particuliers (fin au 31 décembre 2025), ce qui recentre les aides sur le programme Advenir pour les copropriétés.​

Les grands principes :

  • Le programme Advenir Copropriété continue de financer une partie des infrastructures collectives et des points de recharge, avec des taux d’aide pouvant atteindre 50% des coûts, dans la limite de plafonds par point de charge.​
  • Les montants indicatifs restent, début 2026, de l’ordre de 600 € par point de recharge pour une solution individuelle et jusqu’à environ 1 660 € pour une solution partagée, sous réserve d’évolution des barèmes.​
  • Les demandes doivent désormais être déposées via le portail en ligne du programme, les modalités de dépôt par e‑mail étant progressivement supprimées à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.​

Pour être éligible, la copropriété doit faire appel à un installateur IRVE et constituer un dossier complet (devis, plans, convention avec Enedis le cas échéant).​

Ce qui change concrètement pour les copropriétés en 2026

Plusieurs tendances se confirment ou se renforcent :

  • Montée des projets collectifs
    Beaucoup de copropriétés passent de demandes individuelles éparses (droit à la prise) à de véritables projets d’infrastructure collective : colonne dédiée, contrat spécifique, mutualisation des coûts de structure, puis facturation individualisée des consommations. Cela facilite l’accueil de plusieurs véhicules électriques sans surcharge du réseau des parties communes.​
  • Simplification progressive des démarches
    Les retours d’expérience ont affiné les méthodes : étude technique IRVE en amont, dossier standardisé Enedis, résolutions d’AG appuyées sur les bons articles (projet d’intérêt collectif, majorité article 24, mandat au conseil syndical, etc.). Les syndics disposent de plus de ressources (guides ANIL, Avere‑France, opérateurs spécialisés) pour sécuriser les décisions.​
  • Répartition mieux encadrée des coûts
    Le principe reste que les travaux et consommations liés à un droit à la prise sont à la charge du demandeur, tandis qu’un projet collectif peut être préfinancé (partiellement) par Enedis et les aides Advenir, limitant ou neutralisant l’impact pour les copropriétaires non utilisateurs. Cette neutralité financière facilite les votes en AG.​

Un contexte favorable aux projets bien structurés

En 2026, les copropriétés qui réussissent leurs projets de bornes de recharge sont généralement celles qui :

  • Anticipent la montée du parc de véhicules électriques en optant pour une infrastructure évolutive plutôt que pour des solutions ponctuelles.​
  • S’appuient sur des professionnels IRVE pour la partie technique (dimensionnement, sécurité, compatibilité) et sur des dispositifs comme Advenir Copropriété pour optimiser le financement.​
  • Soignent la communication aux copropriétaires (note explicative, chiffrages comparatifs, neutralité pour les non‑équipés) pour éviter les blocages en assemblée générale.​

Dans ce paysage en mutation, l’expertise d’installateurs spécialisés dans le photovoltaïque et les bornes de recharge peut s’avérer précieuse pour accompagner les syndics et conseils syndicaux, en proposant des solutions techniquement robustes et compatibles avec les programmes d’aide.

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